Article 1
— Le présent décret a pour objet la création
d’un centre national de l’autisme et de fixer ses missions,
son organisation et son fonctionnement, désigné ci-après le
« centre ».
Chapitre 1er
DISPOSITIONS GENERALES
Décret présidentiel n° 26-09 portant création, missions, organisation et fonctionnement du centre national de l’autisme
Version arabe— Le présent décret a pour objet la création
d’un centre national de l’autisme et de fixer ses missions,
son organisation et son fonctionnement, désigné ci-après le
« centre ».
Chapitre 1er
DISPOSITIONS GENERALES
— Le centre est un établissement public à caractère
administratif, doté de la personnalité morale et de l’autonomie
financière.
— Le centre est placé sous la tutelle du ministre
chargé de la solidarité nationale.
— Le siège du centre est fixé à Alger.
Chapitre 2
MISSIONS
— Le centre est chargé d’élaborer des programmes
et des méthodes relatifs à la prise en charge des personnes
atteintes de trouble du spectre de l’autisme à l’échelle nationale,
d’œuvrer à l’uniformisation des approches et des normes en
coordination avec les différents secteurs ministériels, les
institutions, les organismes, les centres spécialisés de prise
en charge de ces personnes ainsi que les associations activant
dans le domaine et d’assurer la supervision de leur exécution
et de leur orientation.
A ce titre, le centre est chargé, notamment :
1. En matière de diagnostic et de dépistage précoce :
— de mettre en place des mécanismes de diagnostic
précoce et précis des cas de trouble du spectre de l’autisme,
et d’assurer l’accompagnement selon le degré du trouble et
l’identification des besoins spécifiques de chaque personne,
avec le suivi périodique de l’évolution des cas ;
Aouel Chaâbane 1447
JOURNAL OFFICIEL DE
20 janvier 2026
— d’assurer l’orientation en matière de trouble du spectre
de l’autisme ;
— d’élaborer des protocoles de diagnostic individuel afin
de déterminer la prise en charge appropriée et d’en assurer
le suivi de mise en œuvre et l’évaluation au niveau des centres
spécialisés de prise en charge.
2. En matière de rééducation et de traitement :
— d’élaborer des outils de rééducation, de traitement et
d’accompagnement ;
— de définir un réseau des centres de prestation médicale
et des centres spécialisés de prise en charge des personnes
atteintes de trouble du spectre de l’autisme ;
— de mettre en place des mécanismes unifiés de prise en
charge de ces personnes selon les normes scientifiques
internationales, et de les généraliser aux différents établissements
et centres concernés ;
— d’initier, de développer et d’évaluer les programmes
thérapeutiques et éducatifs complémentaires intégrant les
volets médical, psychologique, social et éducatif.
3. En matière de formation :
— de concevoir et de mettre en place un plan national de
formation au profit des professionnels intervenants dans le
domaine de l’autisme et aux parents des personnes atteintes
de trouble du spectre de l’autisme ;
— d’élaborer des programmes de formation spécialisée et
périodique au profit de tous les intervenants impliqués dans
l’action de prise en charge des personnes atteintes de ce
trouble, notamment le personnel des centres spécialisés de
prise en charge, et ce, en coordination avec les secteurs
ministériels concernés et les associations activant dans le
domaine, afin de renforcer leurs compétences ;
— de concevoir et de proposer les règles d’encadrement
et les programmes relatifs aux conditions de travail et à la
gestion technique et pédagogique des centres de prise en
charge des personnes atteintes de trouble du spectre de
l’autisme ;
— d’élaborer les programmes et les outils pédagogiques
et de concevoir les équipements et les moyens didactiques
nécessaires à la prise en charge institutionnelle des personnes
atteintes de ce trouble ;
— d’évaluer l’efficacité des programmes et des méthodes
appliqués dans les centres spécialisés de prise en charge des
personnes atteintes de trouble du spectre de l’autisme, à
travers l’identification des indicateurs de mesure de performance,
leur amélioration, leur adaptation et leur actualisation de
façon périodique.
4. En matière de soutien et d’accompagnement :
— d’initier des programmes d’accompagnement et de
soutien des personnes atteintes de trouble du spectre de
l’autisme ;
LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 055
— d’élaborer des programmes éducatifs et d’orientation
individualisés, en vue de soutenir et d’assurer l’accompagnement
psychologique et social et la formation au profit des familles
des personnes atteintes du trouble suscités et de leur donner
des conseils nécessaires ;
— de programmer des activités pour les familles sus-indiquées
afin de favoriser l’échange d’expériences ;
— d’élaborer un plan national d’information sur le trouble
du spectre de l’autisme, et d’intensifier les campagnes de
communication et de sensibilisation ;
— de mettre en place des programmes de soutien et
d’accompagnement des centres spécialisés de prise en
charge.
5. En matière d’études et de recherche :
— d’entreprendre des études pour l’élaboration des
programmes éducatifs adaptés et spécialisés visant à développer
les compétences sociales, communicationnelles et fonctionnelles
des personnes atteintes de trouble du spectre de l’autisme,
notamment les enfants, pour leur intégration dans le milieu
scolaire ordinaire ou dans des classes spéciales selon leurs
capacités ;
— d’entreprendre des études et des recherches afin d’améliorer
la qualité de la prise en charge de ces personnes au niveau
des centres spécialisés de prise en charge ;
— de mener des recherches dans le domaine de l’autisme,
de collecter les données et les statistiques nationales sur le
trouble du spectre de l’autisme et l’efficacité des programmes
adoptés, en vue d’orienter et de développer les politiques
publiques, d’améliorer les prestations et de constituer une
base de données nationale en la matière ;
— de réaliser des études et des recherches visant à développer
les centres spécialisés suscités et à améliorer leurs prestations ;
— d’organiser des journées d’études, des séminaires et des
colloques à l’échelle nationale et internationale sur le trouble
du spectre de l’autisme ;
— de conclure des conventions, accords ou contrats de
partenariat avec les universités, les centres de recherche, les
institutions et les organisations nationales et étrangères
activant dans le domaine de la prise en charge des personnes
atteintes de trouble du spectre de l’autisme, conformément
à la législation et à la réglementation en vigueur ;
— d’élaborer un guide des bonnes pratiques en la matière
et de le diffuser à travers tous les moyens disponibles.
— Le centre initie toutes mesures, activités et
propositions visant l’amélioration des programmes et des
mécanismes de prise en charge des personnes atteintes de
trouble du spectre de l’autisme.
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Chapitre 3
ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT
— Le centre est administré par un conseil
d’administration, dirigé par un directeur général et doté d’un
conseil scientifique.
Section 1
Le conseil d'administration
— Le conseil d’administration, présidé par le
ministre chargé de la solidarité nationale ou son représentant,
comprend :
— un représentant du ministre chargé de l’intérieur et des
collectivités locales ;
— un représentant du ministre chargé des finances ;
— un représentant du ministre chargé de l’enseignement
supérieur et de la recherche scientifique ;
— un représentant du ministre chargé de l’éducation
nationale ;
— un représentant du ministre chargé de la formation et
de l’enseignement professionnels ;
— un représentant du ministre chargé de la culture et des
arts ;
— un représentant du ministre chargé de la jeunesse ;
— un représentant du ministre chargé des sports ;
— un représentant du ministre chargé de la santé ;
— un représentant du ministre chargé du travail, de l’emploi
et de la sécurité sociale ;
— un représentant de l’autorité chargée de la fonction
publique et de la réforme administrative ;
— un représentant du Conseil supérieur de la jeunesse ;
— un représentant de l’observatoire national de la société
civile ;
— un représentant de l’organe national de la protection et
de la promotion de l’enfance ;
— deux (2) représentants des associations nationales
activant dans le domaine de l’autisme ;
— trois (3) enseignants des centres nationaux de formation
relevant du secteur de la solidarité nationale, spécialisés dans
le domaine de l’autisme, désignés par le ministre chargé de
la solidarité nationale.
Le conseil d’administration peut faire appel à toute
personne compétente susceptible de l’aider dans ses travaux.
Le directeur général du centre assiste aux réunions du
conseil d’administration avec voix consultative et en assure
le secrétariat.
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— Les membres du conseil d’administration sont
désignés par arrêté du ministre chargé de la solidarité nationale
pour un mandat d’une durée de trois (3) ans, renouvelable
une (1) seule fois, sur proposition des autorités, des
organismes et des organisations dont ils relèvent.
En cas d’interruption du mandat d’un membre du conseil
d’administration, il est procédé à son remplacement dans les
mêmes formes pour la période restante du mandat.
Le mandat des membres du conseil d’administration
désignés en raison de leurs fonctions cesse avec la cessation
de celles-ci.
— Le conseil d’administration délibère conformément
aux lois et règlements en vigueur, sur :
— le programme d’activités du centre ;
— le budget prévisionnel du centre ;
— l’organisation et le règlement intérieur du centre ;
— les marchés, conventions, accords et contrats ;
— la gestion des biens mobiliers et immobiliers ;
— la réalisation des investissements ;
— l’acceptation des dons et legs ;
— les projets d’aménagement et d’extension du centre ;
— les propositions de création de centres spécialisés pour
la prise en charge des personnes atteintes de trouble du spectre
de l’autisme et d’émettre son avis ;
— le rapport annuel d’activités du centre ;
— toute question liée à l’organisation, au fonctionnement
et à la réalisation des missions confiées au centre.
— Le conseil d’administration se réunit, en
sessions ordinaires, trois (3) fois par an, sur convocation de
son président.
Il peut se réunir en sessions extraordinaires, à la demande
de son président ou de celle des deux tiers (2/3) de ses
membres ou de l'autorité de tutelle.
— Le président du conseil d’administration fixe
l'ordre du jour des réunions, sur proposition du directeur
général du centre et l’adresse, accompagné des documents
nécessaires, aux membres quinze (15) jours, au moins, avant
la date de la réunion.
Ce délai est réduit pour les sessions extraordinaires à huit
(8) jours.
— Le conseil d’administration ne peut délibérer
valablement qu'en présence de la moitié (1/2) de ses
membres. Si le quorum n'est pas atteint, il est de nouveau
convoqué dans les huit (8) jours qui suivent la date de la
réunion reportée et délibère, alors, quel que soit le nombre
des membres présents.
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JOURNAL OFFICIEL DE
20 janvier 2026
Les délibérations du conseil d’administration sont prises à
la majorité des voix des membres présents. En cas de partage
égal du nombre des voix, celle du président est prépondérante.
— Les délibérations du conseil d’administration
font l'objet de procès-verbaux, signés par le président du
conseil et le secrétaire de séance et transcrits sur un registre
spécial, coté et paraphé par le président.
— Les délibérations du conseil d’administration
sont soumises, pour approbation, au ministre chargé de la
solidarité nationale, dans les huit (8) jours qui suivent la date
de la réunion.
Les délibérations sont exécutoires trente (30) jours après
la date de leur transmission au ministre chargé de la solidarité
nationale, sauf opposition expresse, notifiée durant ce délai.
— Le conseil d’administration élabore et adopte
son règlement intérieur, lors de sa première réunion.
Section 2
Le directeur général
— Le directeur général du centre est nommé par
décret conformément à la réglementation en vigueur. Il est
mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes.
Le directeur général du centre perçoit sa rémunération par
référence à la rémunération de la fonction supérieure de
l’Etat de directeur de l’administration centrale de ministère.
— Le directeur général assure le bon fonctionnement
du centre. A ce titre, il est chargé, notamment :
— de mettre en œuvre les décisions du conseil d’administration
et de veiller à l’atteinte des objectifs assignés au centre ;
— de représenter le centre en justice et dans tous les actes
de la vie civile ;
— d’élaborer les projets d’organisation et de règlement
intérieur du centre, et de veiller au respect de leur application ;
— d’élaborer les prévisions budgétaires du centre ;
— de nommer les personnels dont le mode de nomination
n’est pas prévu par la réglementation en vigueur ;
— d’exercer l’autorité hiérarchique sur l’ensemble des
personnels du centre ;
— de conclure tout marché, contrat, convention ou accord
dans le respect de la législation et de la réglementation en
vigueur ;
— de réaliser et de suivre les projets d’aménagement et
d’extension du centre ;
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— de soumettre, à la fin de chaque exercice budgétaire, un
rapport annuel d’activités du centre, accompagné des bilans
et des comptes de résultats, au ministre chargé de la solidarité
nationale, après délibération par le conseil d’administration.
Il est l'ordonnateur du budget du centre.
Le directeur général peut, dans les limites de ses attributions,
déléguer sa signature aux personnels placés sous son autorité,
conformément à la législation et à la réglementation en
vigueur.
— Le centre comprend, sous l'autorité du directeur
général :
— un (1) directeur général adjoint ;
— quatre (4) directions.
— L'organisation interne du centre est fixée par
arrêté conjoint du ministre chargé de la solidarité nationale,
du ministre chargé des finances et de l'autorité chargée de la
fonction publique.
Section 3
Le conseil scientifique
— Le conseil scientifique est chargé d’émettre des
avis, des propositions et des recommandations sur les questions
liées à la prise en charge des personnes atteintes de trouble
du spectre de l’autisme, notamment en matière :
— du suivi, de l’évaluation et de l’orientation des enfants
atteints de trouble du spectre de l’autisme dans tous les
domaines d’appui, notamment psychologique, éducatif, de
formation et d’enseignement professionnels ;
— d’élaboration des plans annuels et pluriannuels de
formation et de recherche du centre ;
— d’élaboration des programmes d’échanges et de coopération
aux niveaux national et international ;
— d’élaboration des programmes de partenariat du centre
avec les universités, les centres de recherche, les institutions
et les organisations nationales et étrangères activant dans le
domaine de la prise en charge des personnes atteintes de
trouble du spectre de l’autisme ;
— des questions d’ordre pédagogique et de recherche
concernant le centre ;
— de toutes les autres questions liées aux missions du
centre qui lui sont soumises par le directeur général.
— Le conseil scientifique, présidé par le directeur
général du centre, est composé :
— de trois (3) enseignants chercheurs hospitalo-universitaires
spécialisés en pédopsychiatrie, désignés par le ministre chargé
de l’enseignement supérieur ;
— de cinq (5) praticiens médicaux spécialistes, désignés
par le ministre chargé de la santé ;
8JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBL
— de cinq (5) chercheurs dans les domaines liés aux
missions du centre, désignés par le ministre chargé de
l’enseignement supérieur ;
— de deux (2) représentants du ministère chargé de l’éducation
nationale, désignés par le ministre ;
— de cinq (5) représentants du personnel technique et
pédagogique du centre.
Le conseil scientifique peut faire appel à toute personne,
nationale ou étrangère, ayant des compétences scientifiques,
susceptible de l’aider dans ses travaux.
— Les membres du conseil scientifique sont
désignés pour un mandat d’une durée de trois (3) ans,
renouvelable une seule fois, par décision du directeur général
du centre, sur proposition des autorités dont ils relèvent.
En cas d’interruption du mandat d’un membre du conseil,
il est procédé à son remplacement dans les mêmes formes
pour la durée restante du mandat.
— Le conseil scientifique se réunit, en session
ordinaire, deux (2) fois par an, sur convocation de son
président.
Il peut se réunir en sessions extraordinaires, à la demande
de son président, ou de celle des deux tiers (2/3) de ses
membres.
Les réunions du conseil font l'objet de procès-verbaux
signés par le président et les membres du conseil, transcrits
sur un registre spécial, coté et paraphé par le président du
conseil scientifique.
— Les convocations individuelles, accompagnées
de l’ordre du jour, sont adressées par le président aux
membres du conseil scientifique huit (8) jours, au moins,
avant la date de la réunion.
— Le conseil scientifique ne peut délibérer
valablement que si la moitié (1/2), au moins, de ses membres
est présente.
Si le quorum n’est pas atteint, le conseil se réunit de
nouveau dans un délai de huit (8) jours, à compter de la date
de la réunion reportée et délibère, alors, valablement, quel
que soit le nombre des membres présents.
Les décisions du conseil sont prises à la majorité des voix
des membres présents. En cas de partage égal des voix, celle
du président est prépondérante.
— Le conseil scientifique présente au directeur
général du centre un rapport d’évaluation annuel de ses
activités qui le soumet, à son tour, au conseil d’administration
puis le transmet au ministre chargé de la solidarité nationale.
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Chapitre 4
DISPOSITIONS FINANCIERES
— Le centre est doté d’un budget annuel inscrit
au titre du portefeuille de programmes du ministère chargé
de la solidarité nationale.
— Le budget du centre comporte un titre de
recettes et un titre de dépenses :
Au titre des recettes :
— les subventions accordées par l’Etat ;
— les subventions accordées par les collectivités locales ;
— les recettes provenant des activités du centre ;
— les dons et legs.
Au titre des dépenses :
— les dépenses de personnel ;
— les dépenses de fonctionnement des services ;
— les dépenses d'investissement ;
— les dépenses de transfert.
— Le projet de budget du centre est préparé par
le directeur général, qui le soumet au conseil d’administration
pour délibération. Il est ensuite adressé pour approbation
conjointe du ministre chargé de la solidarité nationale et du
ministre chargé des finances conformément à la législation
et à la réglementation en vigueur.
— La comptabilité du centre est tenue conformément
aux règles de la comptabilité publique.
Le maniement des fonds est confié à un agent comptable,
nommé ou agréé par le ministre chargé des finances.
— Le contrôle budgétaire du centre est assuré par
un contrôleur budgétaire, désigné par le ministre chargé des
finances
— Le centre est doté, par l’Etat, de ressources
humaines, de moyens matériels et des infrastructures de base
nécessaires à l’accomplissement de ses missions, conformément
aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
— Le présent décret sera publié au Journal officiel
de la République algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger, le 18 Rajab 1447 correspondant au 7 janvier
2026.
Abdelmadjid TEBBOUNE.
Aouel Chaâbane 1447
JOURNAL OFFICIEL DE
20 janvier 2026
وضع الإدارة اليد علي ملكية عقارية خاصة ، بدون تبليغ المالك بأي إجراء قانوني ، يعد استيلاء مستوجبا التعويض العادل . الإدارة ، محررة عقد التنازل ، تتحمل التعويض المستحق .
شهر العقد بالمحافظة العقارية شرط لنقل الملكية.
اتفاق الأطراف في العقد على تسديد قيمة الدين بعملة الأورو لا يلزم القضاة الحكم بها طالما أن المبالغ المحكوم بها بموجب أحكام وقرارات قضائية يجب أن تكون بالعملة الوطنية.